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Idées reçues sur la médecine thermale

1 - Quelle est la différence entre la médecine thermale et la thalassothérapie ?

2 - Les eaux des stations thermales ont-elles toutes les mêmes propriétés ? 3 - Quels sont les mécanismes d’action de la cure thermale ?
4 - En utilisant de l’eau non minérale dans les soins, obtient-on les mêmes effets ?

5 - Y a-t-il des bénéfices à long terme ? 6 - Le thermalisme est-il reconnu également à l’étranger ?
7 - Les effets scientifiques sont-ils démontrés ? 8 - Qui paie les cures thermales ? 9 - La médecine thermale suit-elle les avancées de la médecine ?

 

 

1- Quelle est la différence entre la médecine thermale et la thalassothérapie?

Thermalisme et thalassothérapie ne sont pas des synonymes ! Loin de là..

  • Le thermalisme a essentiellement une visée curative.
    Ses effets curatifs sont reconnus médicalement, prouvés scientifiquement et utilisés dans le traitement de pathologies diverses.
    De fait, lors d'une cure thermale, tous les moyens médicaux et sanitaires sont mis au service du curiste. Ce dernier est alors soumis à une surveillance médicale sur toute la durée de la cure thermale, effectuée par un médecin spécialiste et les soins sont dispensés par des spécialistes (kinésithérapeutes, hydrothérapeutes, infirmiers… ).
    Enfin, le thermalisme utilise des eaux minérales aux caractéristiques chimiques naturelles qui traitent des pathologies particulières.
  • La thalassothérapie a essentiellement une visée préventive et relaxante.
    Elle tire ses bienfaits de l'environnement marin (algues, climat, boue marine) et utilise uniquement de l'eau de mer. Sur le plan de la réglementation, la thalassothérapie ne bénéficie d'aucune prise en charge par l'Assurance Maladie.

 

2- Les eaux des stations thermales ont-elles toutes les mêmes propriétés ?
Non, toutes les eaux des stations thermales n’ont pas les mêmes propriétés. Sur le plan chimique, au-delà des trois éléments de base (bicarbonates, sulfures, sulfates, chlorures, oligo-éléments et éléments rares), en fonction de nombreux paramètres, notamment géologiques, les eaux thermales contiennent également plus ou moins de minéraux (calcium, magnésium, sodium, potassium), d’halogènes (brome, iode, fluor…) et de métalloïdes (oligo-éléments), ainsi que des éléments radioactifs. L’homme est lui-même composé de ces divers éléments. C’est pourquoi ils jouent un rôle capital dans le cycle des réactions biochimiques de l’organisme. Bien que mineurs en quantité, ils font la particularité de chaque eau et sa capacité à soigner les pathologies pour laquelle elle est utilisée.

Les propriétés des eaux des stations thermales  sont liées à leur localisation géographique :

Classification des eaux Localisation géographique
Eaux sulfurées : présence de sulfures et d'hydrogène sulfuré (sodiques, calciques, thiosulfatées, chloro-sulfurées) Pyrénées (zone axiale)
Eaux sulfatées : anions* sulfates prépondérants (sodiques magnésiennes, calciques, ferrugineuses) Pyrénées nord, Alpes, Vosges
Eaux chlorurées : anions* chlorures prépondérants (sodiques fortes, sodiques faibles) Pyrénées nord, Alpes, Jura, Savoie
Eaux bicarbonatées : anions* bicarbonates prépondérants (sodiques mixtes, calciques ferrugineuses) Massif Central
Eaux oligométalliques, oligominérales : faiblement minéralisées (indéterminées) Bassin Aquitain
Eaux caractérisées par un élément rare : arsenic, fer, cuire, sélénium Massif Central

 

 

3- Quels sont les mécanismes d’action de la cure thermale ?
Les mécanismes d’action des cures thermales sont liés aux particularités géologiques des produits thermaux naturels utilisés, mais également à l’environnement proposé dans les établissements thermaux.

Les produits thermaux
Ils sont à base d’eaux thermales et sont déclinés sous plusieurs formes : eaux, vapeurs, boues ou gaz.
Selon leur composition chimique naturelle et leur administration (en soins externes, sous forme de massage, de bains, de douches…), ils agissent sur les douleurs, la détente musculaire, la souplesse articulaire et dermique, l’appareil respiratoire ou la santé globale, mentale et physique.
Les soins prodigués participent également aux effets curatifs de la cure thermale : ils sont adaptés pour traiter spécifiquement chaque pathologie et personnalisés selon les patients. Par exemple, les douches pénétrantes assurent une détente générale, les aérobains ont une action relaxante, les massages secs ou sous eau thermale assurent une décontraction musculaire, les bains hydromassants favorisent le relâchement des muscles et sont anti-stress. Les applications de boues ou d’algues, outre leur effet sédatif, assurent une détente globale pouvant aller jusqu’à la somnolence. Les étuves qui utilisent localement la vapeur d’eau thermale agissent comme un décontracturant sur les poignets, mains, chevilles ou colonne vertébrale.

Un environnement favorable
Au-delà des produits thermaux, les mécanismes d’action de la cure thermale sont également liés à des soins complémentaires spécifiques ainsi qu’à la nature même de l’environnement de la cure thermale.

  • L'éducation à la santé. La cure est un moment de disponibilité qui permet l'assimilation des messages de santé publique, l'acquisition de connaissances et de savoir-faire qui seront utiles à la prévention ou à la prise en charge de la pathologie. 
  • L'éducation thérapeutique. De plus en plus de stations thermales proposent des outils d’amélioration des savoirs en santé : stages sur des thèmes spécifiques, conférences grand public ou encore programmes de prévention et d’éducation thérapeutique du patient. Ces programmes, devant répondre à des cahiers des charges nationaux, se développent autour de pathologies précises. L’objectif est de permettre aux malades d’engager un travail de fond pour comprendre leur pathologie et appréhender les caractéristiques d’une hygiène de vie. Le curiste devient alors acteur à part entière de sa prise en charge, dans un environnement fait pour apprendre à vivre avec une maladie longue. Les stations thermales ont mis en place des programmes d'éducation thérapeutique du patient agréés, dédiés à des maladies chroniques (surpoids, syndrome métabolique, fibromyalgie, asthme, troubles veineux, polyarthrite rhumatoïde,...).
  • Des activités de détente. Le temps de repos fait partie intégrante de la démarche thérapeutique. Entre deux soins, le curiste doit s’allonger, dans une salle réservée à cet effet, assurant la détente et le prolongement des soins. Par ailleurs, en dehors des soins de cure, les curistes profitent des activités offertes par les stations thermales : marches collectives ou individuelles sur sentiers balisés, cyclisme, gymnastique douce, aquagym, sophrologie, yoga, tai-chi,...
  • Une rupture avec le quotidien. Le temps de cure permet au malade chronique de couper avec sa vie familiale et professionnelle. C’est une césure bénéfique sur le plan psychologique qui entraîne une détente loin du stress du quotidien.

4- En utilisant de l’eau non minérale dans les soins, obtient-on les mêmes effets ?
Non, les effets des cures thermales sont directement liés aux compositions chimiques des eaux minérales des sources qu’elles exploitent. Une eau est déclarée minérale lorsque, jaillissant d’une source identifiée, elle possède de caractéristiques physico-chimiques déterminées et constantes, une pureté microbiologique et a démontré l’existence d’un bénéfice pour la santé. Selon son faciès physico-chimique, l'eau sera utilisée pour une ou plusieurs orientations thérapeutiques spécifiques.
Il existe ainsi en France environ sept cents sources d’eau minérales répertoriées et utilisées dans la centaine de stations thermales françaises.

Les eaux sont classées sur le plan thérapeutique en fonction de leur composition chimique (quantité et nature des minéraux contenus sous forme ionique, pH, température).

  • Les eaux sulfurées sodiques ou calciques (forte présence d’acide sulfhydrique) ont un taux élevé en soufre qui exerce une action curative sur les muqueuses, lieu de développement des infections chroniques. Elles sont utilisées pour lutter contre les maladies des voies respiratoires (rhinites, otites, asthme, bronchites,...).
  • Les eaux sulfatées (forte présence de soufre) sont indiquées dans les affections du rein et dans certaines maladies métaboliques (eaux sulfatées calciques). Mixtes (calciques et magnésiennes), elles sont aussi indiquées pour le traitement des eczémas, des séquelles et cicatrices de brûlure.
  • Les eaux chlorurées sodiques – salées où prédomine le chlorure de sodium, provenant souvent de gisements de sel gemme, ont un effet stimulant sur la croissance et sont indiquées dans le traitement des troubles du développement et de l'énurésie.
  • Les eaux bicarbonatées gazeuses ont pour élément le bicarbonate. Les eaux bicarbonatées sodiques facilitent le traitement de certaines affections gastro-intestinales et hépato-biliaires. Elles régularisent la motricité du tube digestif, atténuent les spasmes digestifs et ont également une action cicatrisante sur la muqueuse intestinale. Les eaux bicarbonatées calciques ont un effet anti-inflammatoire, apaisant et cicatrisant en dermatologie, notamment dans le traitement de l’acné et des brûlures.
  • Les eaux faiblement minéralisées – moins de 500 mg par litre – et en particulier oligo-métalliques (cuivre, arsenic, sélénium, zinc…),
  • Les eaux ferrugineuses

5- Y a-t-il des bénéfices à long terme ?
Oui, les bénéfices des cures thermales sont observables sur le long terme. Il s’agit même de la vocation de la médecine thermale : efficace, pour longtemps !
Elle est une véritable réponse face aux maladies chroniques : les résultats des différentes études menées ont démontré l’efficacité du service médical rendu de la crénothérapie, non seulement par les soins prodigués mais par les conditions de prises en charge et par l’éducation thérapeutique du patient.

Des effets durables prouvés par les études :
La recherche scientifique est très active autour de la médecine thermale. 25 études ont été menées en 2010, et prouvent les effets positifs des cures thermales sur la durée :

  • L’étude Maâthermes, qui évalue la prise en charge du surpoids et de l’obésité en cure thermale, montre après la cure, une réduction pondérale de 5.17 kilos en moyenne au 14ème mois, alors que les sujets témoins ont perdu seulement 0.54 kilo (différence significative : p<.0001). Par ailleurs, 57% des curistes ont perdu au moins 5% de leur poids contre 18% seulement des témoins ; ainsi la probabilité de perdre au moins 5% de son poids est donc au moins trois fois plus importante si l'on fait une cure thermale. Une perte de poids de 5% génére une diminution significative du risque cardio-vasculaire chez les patients en surpoids et a un impact sur leur espérance de vie.

  • L’étude Thermarthrose, qui évalue le service médical rendu de la cure thermale dans le traitement de l’arthrose du genou, montre qu'elle améliore de manière statistiquement significative les douleurs et l'incapacité fonctionnelle des patients par comparaison avec les témoins. La perspective d'atteindre ce niveau critique d'amélioration clinique est 1,5 fois plus importante chez le curiste. L'amélioration des douleurs et de l'incapacité fonctionnelle se maintient inchangée au 9ème mois. L'efficacité de la cure pour réduire la douleur est au moins le double du traitement habituel.
  • L’étude Stop-Tag, qui évalue l’efficacité du thermalisme à orientation psychosomatique dans les troubles anxieux généralisés, a démontré la supériorité du traitement thermal par rappport au médicament psychotrope de référence (paroxétine) pour améliorer le trouble d'anxiété généralisé ; l'effet de la cure se maintient au 6ème mois. L'anxiété se réduit d'au moins 50% chez 56% des curistes et 28% des sujets prenant la paroxétine. 21% des curistes peuvent être considérés comme guéris, 7% des témoins. La taille d'effet est de 0.75. La cure a été d'autant plus efficace que l'anxiété était sévère et associée à des élements dépressifs marqués.
  • L'étude Rotatherm, qui évalue le service médical rendu du thermalisme dans le traitement des tendinopathies de la coiffe des rotateurs de l'épaule (périarthrites de l'épaule) a mis en évidence une réduction de la douleur et une amélioration des capacités fonctionnelles pour les patients curistes.
  • L'étude Therm&veines, qui met en évidence une amélioration significative du score de gravité de la maladie veineuse.

L'investissment dans la santé du patient grâce à l'éducation thérapeutique :
Pour des effets durables, le thermalisme attache une importance toute particulière à l’éducation à la santé et à l'éducation thérapeutique (cf. supra).

Mais le meilleur argument est sûrement ce chiffre :  97% des patients qui ont déjà effectué une cure ont rapporté des effets durables.

6- Le thermalisme est-il reconnu également à l’étranger ?
Oui, le thermalisme est reconnu à l’étranger, principalement en Europe, car elle est un continent de traditions thermales : l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, les pays de l’Est sont des pays comparables à la France en termes d’histoire thermale.

Beaucoup de pays européens ont donc une activité thermale très comparable à celle de la France. Nous avons les mêmes types d’eau, les mêmes soins, les mêmes indications et le personnel des établissements thermaux européens correspond au nôtre : médecins thermaux, agents hydrothérapeutes et masseurs-kinésithérapeutes…
Cependant, si l’offre est comparable, le statut des établissements thermaux et les niveaux de prise en charge des soins diffèrent d’un pays à l’autre. Dans certains pays par exemple, certains établissements thermaux sont considérés comme des établissements de santé et d’autres non, certains ont le droit de pratiquer des soins de suite, d’autres non. Autre exemple, en Espagne, c’est l’Assurance Vieillesse qui prend en charge les cures thermales. Il n’existe pas à ce jour d’offre générale commune à tous les pays européens.

Ces disparités existent également au niveau de la recherche. La phrase du professeur Christian-François Roques résume la situation : « la recherche thermale est européenne mais la recherche européenne thermale reste à construire ».
En effet, elle s’appuie sur quelques instituts universitaires dédiés et les études réalisées sont souvent publiées dans la presse scientifique européenne, principalement anglo-saxonne. Il n’existe pas aujourd’hui d’organisme européen reconnu en matière de recherche scientifique, ni de journal européen de la médecine thermale, par exemple.
La construction d’un réseau européen est en cours et représente l’avenir du thermalisme. Des programmes de coopération transnationale voient le jour, comme le projet TERMARED, qui vise à stimuler le développement du secteur thermal dans le terroir  du sud-ouest européen. Au niveau international, la Fédération Internationale (Mondiale) du Thermalisme et du Climatisme regroupe 14 membres et œuvre au développement du thermalisme dans le monde.

7- Les effets scientifiques sont-ils démontrés ?
Les effets scientifiques des cures thermales et des soins délivrés par les établissements thermaux sont régulièrement étudiés. Une association scientifique dédiée au thermalisme, l’AFRETH a pour but de promouvoir la recherche scientifique appliquée à l’activité des établissements thermaux, et notamment la recherche médicale.
La recherche scientifique est de plus en plus active autour de la médecine thermale (25 études ont été menées en 2010) et démontre l’efficacité du service médical rendu de la crénothérapie, non seulement par les soins prodigués mais aussi par les conditions de prise en charge et par l’éducation thérapeutique du patient.

Les études Maâthermes, Thermarthrose et Stop Tag  ont apporté de nouveaux éléments en faveur de la recherche thermale.

  • L’étude Maâthermes, a démontré le service médical rendu de la cure thermale dans la prise en charge du surpoids et de l’obésité et son efficacité en comparaison aux traitements habituels.
  • L’étude Thermarthrose a démontré le service médical rendu de la cure thermale dans le traitement de l’arthrose du genou.
  • L’étude Stop-Tag a démontré l’efficacité du thermalisme à orientation psychosomatique (TOP) dans les troubles anxieux généralisés (TAG), en comparaison à celle d’un traitement de référence dans le TAG, la paroxétine.
  • L'étude Rotatherm a démontré le service médical rendu de la cure thermale dans le traitement des tendinopathies de la coiffe des rotateurs de l'épaule qui sont l'un des troubles musculo-squelettiques (TMS) majeurs.
  • L'étude Therm&veines a démontré le service médical rendu de la cure thermale dans le traitement de l'insuffisance veineuse (jambes lourdes et syndromes trophiques associés).

Les études scientifiques approfondissent aussi la connaissance du mécanisme d’action des produits thermominéraux, considérés comme un véritable médicament, le médicament thermal. Elles s’intéressent également à la sécurité, notamment microbiologique, toxicologique, des produits utilisés dans les établissements thermaux, s’intégrant pleinement dans la démarche qualité engagée depuis de nombreuses années par les exploitants thermaux. Elle intéresse aussi bien la production et la gestion des produits thérapeutiques que les soins thermaux.

 

8- Qui paie les cures thermales ?
Les cures thermales sont prises en charge par les régimes nationaux d’assurance maladie.

  • 65 % des frais liés aux soins thermaux et 70 % des soins médicaux sont remboursés en cas de prise en charge,
  • Les 35 % restants sont à la charge du patient, mais peuvent être versés par une mutuelle.
  • Les frais d'hébergement et de transport sont pris en charge partiellement par la sécurité sociale sous conditions de ressources. Les cures à l'étranger ne sont, en principe, pas prises en charge par la sécurité sociale.

Les coûts sociaux et fiscaux des quelque 520 000 cures thermales prises en charge annuellement en France représentent au total 250 millions d'euros (honoraires médicaux, soins thermaux, subventions publiques).

Mais les cures thermales génèrent aussi une activité économique dans divers secteurs : les soins, les hébergements, la restauration, les transports, les services. Dans la centaine de stations thermales, cette activité et ses emplois contribuent aux financements sociaux (cotisations sociales) et fiscaux (impôts).
Le poids réel du thermalisme social sur les budgets sociaux et fiscaux est inférieur à 60 millions d’euros par an pour 520 000 cures, soit moins de 120 euros par cure : peu d’interventions sanitaires, dédiées comme la médecine thermale à la prise en charge des patients chroniques, sont réalisables à ce coût social…

 

9- La médecine thermale suit-elle les avancées de la médecine en général ?
Elle n’a pas le choix ! La médecine thermale n’échappe pas à l’évaluation imposée par les contraintes médicales et économiques.

Les établissements thermaux sont placés sous le contrôle du ministère de la Santé qui est assisté de l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) pour apprécier la qualité des produits thermaux, et de l’Académie de médecine qui établit les propriétés thérapeutiques des eaux, produits et traitements thermominéraux. Les cent cinq établissemnte thermaux sont conventionnés par la sécurité sociale.Ils mettent en oeuvre la centaine de soins répertoriés et normalisés regroupés en forfaits par orientation thérapeutique.

Par ailleurs, les établissements thermaux ont naturellement des obligations de sécurité sanitaire draconiennes : désinfection, détartrage, nettoyage et également maintien d’une stabilité thermique, minérale et biochimique des ressources thermales. La surveillance en incombe à une équipe de techniciens qui prélève quasi quotidiennement des échantillons d’eau thermale, en différents points des circuits. Ce laboratoire est sous le contrôle sanitaire des services de l’Etat compétents et rend compte régulièrement des résultats des prélèvements.

Pour aller plus loin, le Conseil National des Exploitants thermaux a impulsé la mise en place d’une démarche de maîtrise des risques sanitaires dans les établissements thermaux afin de répondre à un enjeu de sécurité sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine. Un guide des bonnes pratiques et des modules de formation permettent à l’ensemble des exploitations thermales d’initier un processus de management des risques dans leurs installations. Cette démarche est, au terme d’un audit, validée par un référentiel de certification, Aquacert, élaboré par un comité réunissant à la fois les professionnels et les associations de consommateurs.

 

 

 

 

 

Dernière modification le 10 janvier 2013 à 12:36

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