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L’arthrose et la cure thermale

Les stations thermales ayant l’agrément rhumatologie peuvent accueillir les patients souffrant d’arthrose. Les affections rhumatologiques sont responsables en France de la majorité des prescriptions de cures thermales. 72 soins sur 18 jours de cure sont prescrits par le médecin thermal en rhumatologie : quatre soins quotidiens, massages, bains, vapeurs, exercices en bassin, boues, douches de forte pression…

L’arthrose est la maladie articulaire la plus répandue : 10 millions de Français sont concernés dont 65% des plus de 65 ans et 80% des plus de 80 ans. Elle représente un enjeu de santé publique majeur du fait du vieillissement de la population et de l’augmentation de l’obésité. Poignets, doigts, chevilles, orteils, genoux, hanches et la colonne vertébrale, des cervicales aux lombaires… toutes les articulations peuvent être touchées.

L’arthrose n’est pas une pathologie dont on peut guérir. Il n’existe pas de traitements curatifs, uniquement des traitements palliatifs qui vont amener à soulager et ralentir l’évolution de la douleur et favoriser la mobilité, comme la cure thermale.

Qui est concerné par l’arthrose ?

Parmi les personnes les plus touchées, on retrouve les femmes, les personnes en surpoids, les personnes exerçant une profession qui implique le port répétitif de charges lourdes ou qui implique une position debout prolongée, les sportifs intensifs, les personnes ayant vécu des traumatismes musculo-squelettiques et les personnes ayant des antécédents familiaux.

Quels sont les symptômes de l’arthrose ?

Quels sont les symptômes de l’arthrose ?

L’arthrose provient d’un déséquilibre entre la fabrication et la destruction du cartilage. Elle se caractérise donc par des douleurs mécaniques, des raideurs qui provoquent progressivement une limitation des mouvements voire des poussées inflammatoires et des gênes qui peuvent être handicapantes (doigts tordus par exemple).

Si la première localisation arthrosique est celle des mains, la gonarthrose (arthrose du genou) représente la première par le nombre de patients symptomatiques et le handicap fonctionnel qu’elle occasionne. 
 

Quels sont les traitements pour l’arthrose ?

Quels sont les traitements pour l’arthrose ?

  1. Les médicaments antidouleurs

La prise en charge de l’arthrose implique le plus souvent du paracétamol pour lutter contre la douleur, voire des anti-inflammatoires non stéroïdiens (aspirine ou ibuprofène par exemple) lors de poussées inflammatoires. Les gels et cataplasmes à diffusion de chaleur, peuvent apporter un soulagement local.

  1. Les infiltrations

Les infiltrations sont des injections intra-articulaires de corticoïdes, d’anti-inflammatoires puissants ou d’acide hyaluronique, un constituant du liquide synovial et du cartilage, qui permettent de soulager l’arthrose et retarder la réapparition des douleurs.

  1. Les traitements longs

Des antiarthrosiques symptomatiques (chondroïtine sulfate, diacerhéine, glucosamines, extraits d'avocat et de soja) peuvent être utilisés pour diminuer l’intensité des douleurs. Leur action est néanmoins différée : il faut attendre quelques semaines de traitement pour juger de leur efficacité et ils peuvent provoquer des effets indésirables importants (diarrhée, manifestations allergiques, atteinte hépatique lors de la prise de diacerhéine par exemple). 

  1. La rééducation 

L’établissement d'un programme personnalisé de rééducation (type d'exercices, fréquence, intensité) est guidé au début par un kinésithérapeute puis poursuivi ensuite par le patient à son domicile.

  1. Interventions chirurgicales 

En cas d’échec des traitements médicaux, des interventions chirurgicales peuvent être proposées comme :

  • l’arthroscopie qui consiste à pratiquer un lavage articulaire pour éliminer les microparticules qui entretiennent l’inflammation de l’articulation.
  • L’ostéotomie qui vient corriger la déviation de l’axe de la jambe en sectionnant le tibia ou le fémur pour le réaxer, en cas d’arthrose des os longs de la jambe.
  • Les arthroplasties ou prothèses du genou qui permettent de retrouver une mobilité de flexion quasi complète.

La cure thermale pour l’arthrose : soulagement des douleurs, mobilité, qualité de vie

La cure thermale pour l’arthrose : soulagement des douleurs, mobilité, qualité de vie

Les stations thermales ayant l’agrément « rhumatologie » peuvent accueillir les patients souffrant d’arthrose.   

Les affections rhumatologiques sont responsables en France de la majorité des prescriptions de cures thermales. Les cures rhumatologiques représentent en effet 79% de cures prescrites en orientation principale. Leur efficacité a notamment été reconnue à travers l’étude ThermArthrose qui compare des patients ayant suivi une cure et des patients ayant suivi des traitements habituels. Le résultat : 50,8% des patients ayant fait une cure ont atteint un état d’amélioration important et l’amélioration de la douleur après 9 mois était 3 fois plus importante dans le groupe ayant fait une cure que dans le groupe témoin.

Après une cure thermale, une amélioration de la douleur et de la mobilité, et une baisse de la consommation de médicaments sont fréquemment observées.

72 soins sur 18 jours de cure sont prescrits par le médecin thermal en rhumatologie : quatre soins quotidiens, massages, bains, vapeurs, exercices en bassin, boues, douches de forte pression…

La chaleur a un effet sédatif et décontracturant. Associée à la pression hydrostatique, elle vient soulager la douleur liée à l’arthrose et a un effet bénéfique sur le tonus musculaire et articulaire. Le contact transcutané de l’eau permet le passage des oligoéléments vers le cartilage. Pendant la cure thermale, la kinésithérapie et la mobilisation en bassin participent à la rééducation et la mobilité. Et enfin, les modalités thérapeutiques propres au thermalisme (la relaxation, l’éduction à la santé, la consultation de diététiciens, ou les activités sportives) et possibles grâce à la disponibilité des patients vont participer à une amélioration durable de la qualité de vie des patients souffrant d’arthrose.

Contre-indications :

Les contre-indications sont celles habituelles des cures thermales (insuffisance cardiaque, pulmonaire, cérébrale, etc., cancer ou infection en évolution, psychoses ou démences séniles, immunosuppression en particulier due à un traitement biothérapique en cas de souffrance de rhumatisme inflammatoire). Certains soins sont contre-indiqués en cas d’insuffisances veineuses, intolérances ou contre-indications aux piscines (phobies ou troubles de l’équilibre), intolérances à la chaleur, dermatoses. Enfin, veillez à bien choisir le moment de la cure, voire la reporter en fonction de poussées aiguës de rhumatisme inflammatoire, chirurgie récente, phlébite, etc.

 

Où faire ma cure?


94 stations thermales en France possèdent une orientation Rhumatologie.